11e édition du Salon Talents et emploi: des écoles de formation internationales sur le terrain

Le palais de la culture Moufdi Zakaria, à Alger, abrite depuis hier la 11e édition du Salon Talents et emploi.  Cet événement de deux jours est organisé conjointement par l’agence conseil en communication, The Graduate  et le site de recrutement Emploitic.com. Amel Seddiki, responsable de l’agence The Graduate explique que  « cet événement est un espace privilégié de rencontres entre recruteurs et candidats à l’emploi ».

Plusieurs entreprises nationales et des filiales de firmes internationales ont pris part à cet événement, à l’instar d’Axa Assurances, Société Générale Algérie et Novo Nordisk, Spi Graph Algérie ou encore Biopharm. Durant ces deux jours, les demandeurs d’emploi auront la possibilité d’entrer directement en contact avec les entreprises présentes. Dès la matinée d’hier,  une foule considérable était déjà sur place.

« Je m’attendais à trouver plus d’entreprises proposant des postes d’emploi. Je pense que ce salon a été surmédiatisé», déplore  Samia qui travaille dans une Banque nationale.

Pour Rafik Chala, l’un des organisateurs du salon, « ce n’est pas le nombre qui fait la qualité d’un salon, mais la nature et le poids des entreprises et instituts de formation qui y sont représentés». Il signale, à ce propos, que le salon accueille des représentants d’écoles de formation  française, russe, suisse, britannique et tunisiennes. « En moyenne, plus de 25 000 Algériens partent, chaque année, à l’étranger pour poursuivre leurs études. Aujourd’hui, ces étudiants pourront se former localement grâce à ces écoles». « Grâce à la dernière édition de ce salon, j’ai réalisé un stage avec l’entreprise Schneider électrique alors que j’étais encore étudiant. C’est précisément pour cette raison que je suis revenu cette année », nous dit Saïd, un visiteur du salon. « Je me suis rendu compte que la plupart des entreprises souhaitent recruter des personnes ayant déjà une expérience dans le domaine professionnel, or je viens de terminer mes études », regrette une jeune diplômée.  Quand à Mohamed, il se plaint des prix exorbitants des formations. « Une école vous impose une formation d’une semaine à 30 000 dinars. Le pire c’est que vous ne savez même pas si cette formation peut réellement vous ouvrir de réelles perspectives de travail», dit-il.